News Star Academy 1 à 5
Des ce 18 ma Sofia ESSAIDI est à l'affiche de la série évènement historique de TF1 L'été 36Après la Première Guerre mondiale dans Les Combattantes, vous plongez dans les années 1930...
C’est un exercice très joyeux et ludique d’être transportée dans une autre époque, avec une nouvelle fois une production qui se donne les moyens de ses ambitions grâce à des décors splendides, de magnifiques costumes, un casting soigné... Pouvoir profiter de ces conditions est un vrai cadeau pour une actrice. Et à la lecture des scénarios, j’ai trouvé mon personnage très intéressant.
Qu’est-ce qui vous a plu ?
Eugénie est un personnage complexe. Femme autonome et courageuse, en avance sur son temps, elle a quitté par conviction, valeurs et amour un monde qui ne lui convenait pas. Se détourner de sa famille bourgeoise pour suivre l’homme que l’on aime dans le milieu ouvrier à cette époque implique une vraie force de caractère ! Eugénie s’est par ailleurs lancée avec vigueur dans la lutte syndicale. Mais les conditionnements transmis par une éducation ne se dissipent pas si facilement. Deux facettes de son identité cohabitent donc : les fonctionnements acquis au cours de ses vingt premières années dans la haute bourgeoisie française et les vingt suivantes dans l’exact opposé, à savoir le monde ouvrier. Cette dualité reste assez inconsciente chez elle et c’est cela que j’avais envie d’aller explorer. J’ai adoré façonner ce personnage avec cette double facette et j’ai voulu le faire dans tous les aspects de sa vie. Pour les costumes par exemple, nous avons effectué avec Valérie Adda, la créatrice de costumes, et son équipe un travail minutieux et très intéressant. Certes, Eugénie est une ouvrière qui n’a pas l’argent nécessaire pour s’offrir les plus belles tenues mais elle a été habituée au luxe et au raffinement. Cela devait transparaitre dans ses choix de vêtement. Il a fallu trouver un juste équilibre.
Comment vous êtes-vous imprégnée de l’ambiance de l’époque ?
Contrairement aux Combattantes, je n’ai pas vraiment ressenti le besoin de me renseigner sur la place de la femme dans la société. Mais je travaille beaucoup en amont de mes rôles et je me nourris de différentes sources. J’ai notamment regardé des documentaires pour mieux appréhender l’opposition entre les classes sociales. Très souvent, on se répétait sur le tournage que cet été 36 offrait les premières vacances à une grande partie de la population. Ces ouvriers devaient ressentir une joie immense, ils devaient être totalement exaltés. C’était assez bouleversant d’y penser alors que les congés payés sont tellement ancrés dans notre société actuelle. En préparant mon personnage, j’étais plongée dans une histoire lourde et L’été 36 est un thriller avec du suspense, mais nous avons tenu à faire ressortir ce sentiment d’exaltation dans la série, avec beaucoup de sourires et de joie. Mon coach me donne aussi toujours des pistes d’inspiration en sélectionnant des films, pas forcément en lien avec une époque, mais plutôt en fonction de caractéristiques liées à mon personnage. Nous en débattons ensuite ensemble et j’adore ces moments toujours très riches. Pour Eugénie, nous nous sommes concentrés sur le thème de cette femme prisonnière de sa propre histoire et du chemin à parcourir pour aller vers une libération intérieure.
Vous êtes-vous facilement glissée dans la peau de ce personnage ?
Je dirais que je l’ai trouvée petit à petit. Eugénie est dans le contrôle constant, sûrement un reste de son éducation bourgeoise. Elle intériorise beaucoup et gère toutes les situations, même les plus complexes, avec réserve. Mais derrière ce calme apparent se cache un moteur intérieur très puissant : elle se bat avec détermination, sans rien lâcher, qu’il s’agisse des conditions de travail des ouvriers ou de sa propre vie. C’était à la fois réjouissant et troublant d’être autant dans la retenue.
Vous sentez-vous proche d’elle ?
J’ai moi-même longtemps été dans le contrôle. Heureusement, ce n’est plus le cas ! Pour mon plus grand bonheur, le lâcher-prise est entré dans ma vie, même si je continue à faire un travail sur moi-même. Les rôles servent aussi à ça. Je les accepte d’ailleurs souvent motivée par la conviction que je vais pouvoir y mettre un peu de moi. Avec Eugénie, je suis donc allée réexplorer un trait de caractère que je connaissais bien. C’était passionnant de se questionner sur ce besoin de contrôle constant qui est souvent lié à la peur et à l’absence de liberté intérieure.
Vous avez retrouvé une partie de l’équipe des Combattantes...
Les retrouvailles ont été très joyeuses avec la productrice Iris Bucher, la créatrice de costumes Valérie Adda, Julie de Bona... Je connaissais aussi le réalisateur Fred Garson avec lequel j’avais travaillé furtivement il y a quelques années. C’est un homme merveilleux qui fait preuve de beaucoup de délicatesse et de douceur dans sa manière de parler et d’aborder les choses. Il véhicule sur le plateau bienveillance, respect, écoute et partage. Or je pense que la gentillesse est le plus sûr moyen d’obtenir le meilleur de chacun. Et nous nous sommes très bien entendues avec les autres comédiennes. Je tiens à le signaler car c’est assez rare d’avoir une telle connivence entre quatre premiers rôles féminins. Nous avons conscience de notre chance ! Il n’y a eu aucun problème d’ego, nous nous soutenions et étions ravies de nous retrouver à chaque fois. Nous sommes restées très proches après le tournage et nous continuons à nous suivre et à nous conseiller dans nos choix de carrière. Plus largement, le casting de tous les seconds rôles était très réussi. Il rassemblait des énergies qui s’accordaient vraiment bien.
Ce tournage s’est donc déroulé sans difficultés ?
Oui, nous avons vécu un tournage vraiment joyeux. Nous le devons aussi en partie à l’époque que nous racontions : c’était l’été, il faisait beau, les gens étaient heureux... tout cela a déteint sur nous et a donné le ton sur le plateau. Le tournage à Nice a été particulièrement agréable. Je me souviens notamment de la reconstitution d’une place pour une scène de bal populaire qui était très impressionnante. La découverte de ce lieu a émerveillé chacun d’entre nous car il nous transportait réellement dans le temps. Et puis, se réveiller le matin face à la mer avant d’aller sur le tournage était vraiment énergisant. Il y a bien pire comme conditions de travail !
Sofia Essaïdi sera prochainement sur TF1 l’héroïne d’Intraçables, un drame psychologique et familial sur fond de cybercriminalité réalisé par Louis Farge.
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Il y a : 0 Commentaires | Par : Nico |










































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